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Première phase : Reconnaitre, l’Eglise à l’écoute de la réalité

par | Oct 9, 2018 | Décryptage

Le synode achève sa première phase de son assemblée à Rome. Retour sur ces premiers jours de travail.  

Le synode pour les jeunes la foi et le discernement vocationnel achève sa première phase de son assemblée à Rome.

En effet le travail des 260 évêques et de la cinquantaine d’auditeurs reprend le cheminement de discernement de l’instrumentum laboris, à savoir :

  1. Reconnaitre : l’Eglise à l’écoute de la réalité
  2. Interprêter : foi et discernement vocationnel
  3. Choisir : chemins de conversion pastorale et missionnaire

Chacune de ces phases dure à peu près une semaine. Elle commence en assemblée pleinière et se poursuit en « circoli minori » (cercles mineurs) qui sont des groupes linguistiques où sont débattus les éléments de l’instrumentum laboris et ceux évoqués en assemblée pleinière (bientôt un article sur le fonctionnement au synode, patience…) 

Lors de cette première phase, il s’agissait donc de se mettre à l’écoute des différentes réalités des jeunes et d’évoquer un bon nombre de sujets qui les préoccupent.

Reconnaître. La première étape est celle du regard et de l’écoute. Elle exige de prêter attention à la réalité des jeunes d’aujourd’hui, en prenant compte la diversité des situations et des contextes dans lesquels ils vivent. Cela demande humilité, proximité et empathie, de manière à entrer dans leur monde et à percevoir quels sont leur joies et leurs espoirs, leurs tristesses et leurs angoisses (cf. Gaudium et spes 1). Le même regard et la même écoute, pleins de sollicitude et d’attention, doivent être posés sur ce que vivent les communautés ecclésiales présentes au milieu des jeunes dans le monde entier.

« La réalité est plus importante que l’idée » (cf. EG 231-233) : en cette Ière partie, nous sommes invités à écouter et regarder les jeunes dans les conditions réelles dans lesquelles ils se trouvent, et à considérer l’action de l’Église à leur égard. Il ne s’agit pas d’accumuler des données et des indications sociologiques, mais d’identifier les défis et les opportunités qui apparaissent dans les divers contextes à la lumière de la foi, en les laissant nous toucher en profondeur, de manière à donner une base concrète à tout le parcours qui suivra (cf. LS 15).

(Instrumentum Laboris, extraits des numéros 3 et 4)

Ont par exemple été abordés les enjeux de la transmission de la foi, des schémas familiaux multiples, du rapport au numérique, des défis face aux migration, face à la globalisation ou à l’environnement… bien évidemment les évêques ont aussi été très interpellés sur le sujet des abus sexuels. Si ce synode n’est pas le lieu pour prendre à bras le corps ce sujet (une assemblée a été convoquée en février avec tous les présidents de conférences épiscopales), il est certain que ce sujet sensible a été évoqué dans un certain nombre des circoli minori. Mgr Gobilliard a rappelé lors de son intervention (à retrouver ici), que le comportement scandaleux ne devait pas empêcher l’assemblée de prendre le sujet de la sexualité au sérieux et qu’elle puisse en parler librement. Et que les jeunes devaient les aider à se tourner vers l’avenir pour faire de l’Eglise « une maison sûre ».

Vous pouvez retrouver le texte intégral des rapports des 3 circoli minori de langue française en téléchargement ci-dessous.

Cette première phase a aussi été marquée par la soirée de samedi 6 octobre où les pères synodaux se sont directement mis à l’écoute d’une centaine de jeunes qui ont témoigné, dansé, chanté et plus de 6000 jeunes réunis avec eux. Vous pouvez retrouver notre article qui revient sur cet événement inédit ici.

Retrouvez un extrait de l’intervention de Mgr Gobilliard en assemblée et les premiers jours du synode dans l’épisode 2 du Vlog à Rome !